«La Protection civile permet de faire des rencontres enrichissantes»

Officier presse au sein de l’ORPC District de Morges depuis deux ans, Alain Delaloye joue un rôle essentiel dans le détachement presse et médias. Il raconte le développement de ce dernier et son engagement désormais volontaire au service de la collectivité.

Alain Delaloye

C’est à la caserne de Saint-Prex que nous retrouvons Alain Delaloye en ce mois de janvier 2020. Au sortir de la séance de préparation annuelle de son détachement presse et médias, l’officier d’Etat-Major a en effet accepté de se prêter à l’exercice du questions-réponses pour évoquer notamment sa fonction au sein de l’ORPC District Morges et son parcours, lui qui a été incorporé en 1996.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre fonction d’officier presse à la Protection civile ?

Alain Delaloye : Je m’occupe avant tout de coordonner et de diriger le détachement presse et médias, avec l’appui des professionnels de la PCi. Le groupe en question se charge quant à lui d’effectuer des comptes rendus et des reportages photographiques sur les missions menées à bien par notre ORPC tout au long de l’année. Dans le cas hypothétique d’une situation de crise, on peut également se retrouver à gérer l’information interne et externe à la Protection civile.

Comment vous êtes-vous retrouvé à ce poste?

A.D. : J’opérais en tant que commandant de compagnie jusqu’à il y a deux ans, date à laquelle on m’a proposé de reprendre la succession de l’officier presse qui partait à la retraite. Cela faisait plusieurs années que j’envisageais de remplir cette fonction, alors je n’ai pas hésité. J’ai désormais passé l’âge de servir et c’était une bonne manière de «boucler la boucle» à la Protection civile.

Le poste est-il source de satisfactions pour vous? Si oui, lesquelles ?

A.D. : Oui et c’est une des raisons pour lesquelles je suis resté en tant que volontaire. Je trouve du plaisir à mon poste, comme j’ai pu en trouver dans ceux que j’ai occupés par le passé. La Protection civile remplit une mission d’intérêt public, permet de faire des rencontres enrichissantes de personnes venant d’horizons très différents et d’acquérir toute une série de connaissances dans des domaines variés. C’est donc une satisfaction globale que je retire de mon expérience à la Protection civile, qui est de l’ordre de l’humain et des connaissances générales.

Vous avez opté pour la fonction d’aide à la conduite à vos débuts. Pouvez-vous expliquer ce choix?

A.D. : Etant dessinateur en génie civil de formation, je ne me voyais pas forcément manier des pioches et des tronçonneuses lorsque je devais choisir mon orientation (rires). La réalisation de plans et de dessins était au cœur des missions de l’aide à la conduite et ça me semblait plus indiqué vis-à-vis de mes compétences.

Pouvez-vous justement nous décrire votre métier?

A.D. : Je suis chef de projet à l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne), au sein du service en charge de la gestion des bâtiments du site. Je m’occupe principalement de ce qui a trait aux aménagements intérieurs. On peut y voir un parallèle dans ma fonction à la PCi, au sens où la planification y occupe une place importante, mais cela reste deux domaines très différents.

En dehors de votre engagement volontaire, quels sont vos centres d’intérêt?

A.D. : Je fais beaucoup de dessins et d’illustrations, j’ai sorti deux livres et m’apprête à en publier un troisième cette année. J’aime aussi le théâtre et je me produis avec une troupe amateur à Montricher et une autre à L’Isle.

Voilà 24 ans que vous avez débuté à la Protection civile. Avez-vous observé une évolution dans son fonctionnement?

A.D. : Absolument. La PCi s’est considérablement professionnalisée ces dernières années. De manière globale, l’institution est devenue plus sérieuse, tant dans l’état d’esprit que dans la qualité du matériel ou l’organisation des cours. J’ai aussi le sentiment qu’elle est plus utile et davantage au service de la population qu’avant.

La création d’un détachement presse et médias illustre-t-elle cette professionnalisation dont vous parlez ?

A.D. : Oui, tout à fait. J’ai travaillé dans le suivi il y a quelques années. Nous effectuions également des journaux de compagnie et des photos, mais de manière bien plus amateur. Le développement de ce détachement s’inscrit dans celui, plus large, de la Protection civile.

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