Interview Cédric Ottinger, nouveau chef d’orchestre pour la compagnie 5

Premier lieutenant et remplaçant du commandant de la 5e compagnie, Cédric Ottinger a fait ses grands débuts cette semaine à Saint-Prex. Il raconte son engagement passionné pour la Protection civile et son ressenti quant à sa récente prise de fonction.

Cédric Ottinger

Comment êtes-vous arrivé à la tête de la compagnie 5?

J’ai commencé la Protection civile en 2008, à Morges, et j’ai ensuite rejoint la FIR, au sein de laquelle j’ai œuvré jusqu’en 2017. Après cette expérience, j’ai fait mes premiers pas en tant que professionnel à la Protection civile comme responsable logistique et du commandement au sein de la région Lavaux. À la suite d’une réorganisation des ORPC de cette région, je suis retourné à l’ORPC du district de Morges, où j’œuvre avec plaisir depuis le début de l’année civile.

Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre une telle responsabilité au sein de la Protection civile ?

Une telle fonction confère une vue plus aérienne sur tout ce qu’on y fait comme activités. Cela permet également de donner plus de sens à mon engagement et de mieux comprendre le sens des missions et des exercices effectués. En outre, avoir plus de hauteur me donne la possibilité de mieux transmettre ce que je sais.

Que comptez-vous apporter à la PCi ? Qu’auriez-vous à cœur de mener à bien ici ?

Je souhaiterais apporter plus de structures à cette entité, tout en laissant une certaine liberté aux astreints qui respecteraient le cadre fixé. Poser un cadre et nouer une relation de confiance avec les différents partenaires prend du temps. Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais je suis motivé à mettre l’humain au centre. De façon générale, je suis incapable de rester sur place : il faut que j’aille sur le terrain et au contact des soldats. À cet égard, les pauses sont l’occasion d’aller discuter avec les soldats de leur journée, d’aller manger avec eux sans les prendre de haut. Je n’ai jamais été partisan d’une séparation des engagés et des officiers pendant les moments de repas.

Avez-vous trouvé à Morges quelque chose qu’il n’y a pas ailleurs ?

Nous pouvons compter ici sur l’un des Bataillons vaudois les mieux structurés. Nous nous rapprochons fortement d’une organisation militaire et hiérarchique qui fonctionne. Morges est probablement l’une des meilleures ORPC du canton.

Quel est votre parcours de vie ?

Je suis un enfant d’Echandens, village dans lequel j’ai grandi. Je connais donc bien le district, même si j’habite désormais en Valais, à Vionnaz. Concernant ma formation, j’ai effectué un CFC de peintre en bâtiment.
Au-delà de votre dévouement patriotique, qu’est-ce qui vous fait vibrer ?
La musique ! Je suis un grand mélomane et pratique le cornet depuis 25 ans. Je joue actuellement dans un brass band. On m’a souvent proposé d’intégrer la fanfare de la Protection civile, mais j’ai toujours refusé (rires). Ce n’est pas par manque d’envie, mais cela nécessite de quitter toute autre fonction à la PCi et je ne l’envisage pas.

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